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CITATIONS
poésie/littéraire


Les mots
sont un pays de merveilles
LÉON-PAUL  FARGUE


La création poétique
est d'abord une violence
faite au langage
OCTAVIO  PAZ

Poésie
qui nous maintient
en état de désir
ANDRÉE  CHÉDID

Tout le talent d'écrire
ne consiste, après tout
que dans le choix des mots
GUSTAVE  FLAUBERT

L'inspiration chante toujours
l'inspiration n'explique jamais
KHALIL  GIBRAN

Écrire est une façon de parler
sans être interrompu
JULES  RENARD

Tout homme porte en lui
un monde inconnu
qui naît et meurt en silence
ALFRED DE MUSSET

Créer est le seul domaine
où il faut se déposséder
pour s'enrichir
MALCOM  DE  CHAZAL

Il faut vivre pour écrire
et non pas écrire pour vivre
JULES  RENARD

Ce qui est créé par l'esprit
est plus vivant
que la matière
CHARLES  BAUDELAIRE

Créer, c'est tuer la mort
ROMAIN  ROLLAND

L'imagination est plus importante
que la connaissance
ALBERT  EINSTEIN


Est poète celui auquel la difficulté
à son art donne des idées
et ne l'est pas celui auquel elle les retire
PAUL  VALÉRY


La poésie c'est qui perd gagne
et le poète authenthique
 choisit de perdre jusqu'à
mourir
pour gagner
JEAN-PAUL SARTRE


L'écriture
la peinture de la voix
VOLTAIRE





Texte Libre

Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 16:25

 

Par jacques-francois Dussottier - Publié dans : vidéo musicale
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Samedi 27 août 2011 6 27 /08 /Août /2011 16:28
 
       
 
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Société des Poètes Français
16, rue Monsieur Le Prince  75006 PARIS
(métro Odéon ou Luxembourg)
(ouvert tous les après-midi de 14 h. à 18 heures
sauf dimanches et jours fériés)
Tél. : 01-40-46-99-82
*
Fax : 01-40-46-99-11
stepoetesfrancais@orange.fr
                          
 


 si vous voulez être au courant de toutes nos manifestations

se déroulant à l'Espace culturel Mompezat à Paris

et toutes les manifestations sur PARIS

aller sur :

http://espace.spf.over-blog.com

le meilleur accueil vous est réservé

          

 

 

Par Armel - Publié dans : accueil
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Samedi 27 août 2011 6 27 /08 /Août /2011 16:27

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Par jacques-francois Dussottier - Publié dans : Annonce
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Samedi 27 août 2011 6 27 /08 /Août /2011 16:27

 

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Remises des Prix de poésie SPF 2011

*

le samedi 10 décembre 2011  à  9 h. 30

*

à l'Espace culturel Mompezat à Paris

*

 

*

  un repas est prévu à 13 heures

pour les personnes intéressées

 

  *

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Armel
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Samedi 27 août 2011 6 27 /08 /Août /2011 16:10

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Par Armel - Publié dans : Annonce
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Lundi 22 août 2011 1 22 /08 /Août /2011 10:35

 

 

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Le concours Emile Ripert


organisé par la mairie de La Ciotat

sous l’égide de la Société des Poètes français et du Félibrige,

est ouvert à tous les poètes jeunes et adultes


En demander le règlement à Véronique Ripert, Le Sécadou

impasse du Sécadou 13600 LA CIOTAT


ou à la mairie de La Ciotat

 

*

joindre une enveloppe timbrée et libellée

pour la réponse, merci

 


 

Par Armel
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Lundi 22 août 2011 1 22 /08 /Août /2011 10:00

 

 

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      La Société des Poètes Français

met à la disposition de ses membres

à jour de leur cotisation

un espace sur internet pour publier vos poèmes.

 *
nous ouvrons sur notre site une rubrique " pages blanches "

à l'intention de nos auteurs SPF.

Envoyez nous un texte de votre choix que nous ferons paraître,

   vos textes envoyés seront soumis au Comité de la SPF

pour acceptation de parution

 

*

 

* Envoyer par messagerie (uniquement) 2 poèmes,

taille 12, en Times, texte centré,

le Comité sélectionnera  les poèmes devant être publiés et est seul juge,

les poèmes doivent tenir sur une feuille A4 au recto seulement

pour l'instant un seul poème est accepté en parution


envoyer à :  spf.jfdussottier@orange.fr

*

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Bouzigues, impression vue du port

 

Fugaces poissons d’argent, scintillements, lueurs allumées sur l’étang

Horizon étale, d’une myriade de vaguelettes miroite

Bateau de pêcheurs glisse sur l’onde

Moteur  ronronne en sourdine

 

Filets abandonnés sur le quai

Flotteurs de liège éparpillés

Claquement de haubans,

 

Brise du large sur douceur de visage

Tamaris fleuris de chants d’hirondelles

Campanile

 

Casiers supports de vie, tuteurs d’huîtres

Ouvrent d’interminables  couloirs, sur l’infini du paysage

Perspectives estompées, la mer rejoint le ciel sur le brouillard d’ azur

 

Mûriers platanes, privés de leur feuillage, ne dispensent aucune ombre

Mont Saint Clair bienveillant, dauphin posé sur l’horizon des rêves,

Presqu’île  silhouette découpée sur le lointain

 

Touristes défilent

Soleil au zénith dessine des ombres courtes,

Petits pas menus s’effritent sur le gravier

Crissements de la vie

Paroles escamotées

Bruissement des déjeuners,

 

Et la vie qui s’enfuit

Qui s’échappe

Au loin qui se poursuit

 

Face aux paysages, éternels, immuables,

Palpite au mépris des humains

Qui se conjuguent au téléphone des vies

 

     © Marie-Agnès Tridon Salehzada

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Je rêve de doucereux amours

et de beautés mystiques


Dans mon cœur tout garni de tristesse

Je rêve de doucereux amours et de beautés mystiques.

Je suis un bonheur que ravit toute clarté.

Mon âme est en désordre et j’aspire aux plaisirs les plus doux.

Mon amour est plein d’odeurs légères et de doubles lumières.

 

C’est vous que j’attends comme un rare parfum dans un précieux vase.

Je vous aime déjà vous qui connaissez si bien le lent frôlement des caresses.

Votre voix ruisselle de mille éclats charmants et rend le printemps si précoce.

Je veux boire à vos lèvres pour connaître un ciel de désir.

Le baume est dans votre bouche et mon âme est prête à s’exhaler.

 

Je laisse couler les heures dans l’harmonisation de chants et de baisers.

Nous entrons dans une nuit de rose aux ébats languissants.

Vous êtes le chant suprême et moi l’écho de choses surprenantes.

Le vent s’initie à votre rythme, à votre silence et à votre cri.

Nous conjuguons ensemble dans l’alphabet d’une argile nouvelle.

 

Nous pressentons les fibres du bonheur et les moments étoilés.

 

 

     © Christian MALAPLATE

 

 

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La nuit vient

  J’aime ce moment où la nuit vient

Le vent se calme avec regret

Les chiens deviennent stoïciens

Les hirondelles jouent de l’archet

 

Assis sur un banc attentif

Au moindre bruit autour de moi

Je regarde les arbres pensifs

Me sentant heureux d’être là

 

J’aimerais que ce moment dure

Toute la nuit à l’infini

Pourquoi faut il que la froidure

Me dise de rejoindre le nid

 

Ces quelques instants magiques

Me rapprochent de la vérité

Qui depuis les temps antiques

Règne sur nos cœurs et nos idées

 

Nous savons que nous sommes Dieu

Chacun de nous n’est qu’une partie

D’un Tout unique et harmonieux

Qui dispense à son gré la vie

 

     © Joseph Hönen

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Blason de Paris
 
Voyez son blason : "Fluctuat nec mergitur".
La cité de Paris est une fière barque
A qui Eiffel pour phare a donné une tour.
Vers des horizons toujours neufs elle s'embarque.
 
Amarrée au vieux Pilier des Nautes sans bruit,
Sa vaillance a souvent sabordé les barbares
Et sa résistance a illuminé sa nuit.
Le bateau oscille et les vrais écueils sont rares.
 
La Bastille a sa flotille et n'est plus un fort.
Du Pont-Neuf vers Tanger s'envole l'hirondelle.
Le vaisseau de Notre-Dame se plaît au port.
Paris garde un air d'éternelle caravelle.
 
Elle offre aux exilés de promesses de mer.
Il n'y a pas un pin dont elle ne soit fière,
Pas un air de tam-tam qui ne lui soit trop cher;
Dans l'univers son humanisme légendaire
 
Et sa fougue aussi font qu'on l'admire souvent.
Vers des terres nouvelles voguent ses nuits blanches...
Le zouave de l'Alma fait toujours face au vent.
Sur l'arc du Carrousel quatre chevaux se penchent.
 
Savez-vous le roman de cette demoiselle ?
Comme elle s'obstinait à aimer l'océan,
Profondément ému, l'Océan vient vers elle.
Un épais sable d'or confond le mécréant
 
Qui ne voulait pas voir sous les pavés la plage.
Le long des parasols bordant la Seine en bleu,
Là où la mouette fête ce mariage,
Paris s'amarine sous le souffle d'un dieu.
 
     © Régine Mazion

 

 

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  L’écho résonne en nous.

Les murs ornés de maux sont blanchis par l’obscur
 De nos regards profonds, l’immanente justice
De paix, des mots vaincus ; la fleur éclot l’impur
 Métal du temps, l’aiguille enfile ma blandice.
 
 Un vertige, l’ailleurs de mon corps, l’essentiel
Brûlure en épis d’or, une noble naissance
 Un enrichi destin qui maquille mon ciel
 Devant le beau portail noir de l’inconscience.
  

 

L’écho résonne en nous comme cet hosanna
 Nuptial, l’interdit bonheur se couronna
 De succès fascinants encrant mes invisibles.

A quelques doigts de nous l’appétit aiguisé
 Se réveille, des velours gravitent mon rêvé
 En l’idéalisant — Je suis tes impossibles.

 

      © James  Denis

 

 

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Saisons sentimentales

La magnétique effluve embaume ma naissance
Je m'enivre d'extase, affleure le printemps
Un fouillis de verdure en teinte d'abondance
J'étends la flânerie au pers de l'entre-temps.

Combien le ciel d'azur sur mon chemin si vague
Et le soleil pensant tous les impacts profonds
D'un hiver disparu en la claie de la drague
Exhibent leurs couleurs les esprits vagabonds

J'assemble les saisons bien fier de mes reliques
Symboles de constance, en deux siècles, présent
J'ai brouté tous les vers dans les chants mirifiques
Des automnes venteux, d'un mistral à l'accent.

Plus qu'un lointain mirage, un soleil qui opère
Tarit mon révolu aux charrois des étés
Me veux sentimental, la fleur bleue qui tempère
Ô sublime univers, ô suprêmes beautés.

 
     © Gérard Hartalrich dit Artal

 

 

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In mémoriam

 

Vers les rives du temps, la ferme de Suzanne

Brisait les flots herbus, l’océan Campagnard.

Cet ancien bâtiment sous pavillon briard

Portait en ses flancs lourds la splendeur paysanne.

L’air sourdait du cellier par une barbacane ;

Dans ce filet d’air  frais, Jean, un rude gaillard,

Tressait de grands paniers. Il puisait avec art

Chaque long brin d’osier d’une profonde banne.

Adieu menthe poivrée, adieu vieux saule blanc.

Voici plantés palmiers et thuyas bien en rang.

Sait-il notre terroir, ce rustre de la ville ?

Il préfère une grille à la barrière en bois

Et de sombres parpaings au muret d’autrefois.

De tels méfaits l’auteur aurait-il l’âme vile ?

 
     ©   Pierre BERNARD

 

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               Le  chercheur de bonheur

 

     Le chercheur de bonheur est un vieux voyageur

        Qui chemine à travers les ombres chinoises

      De passantes immatures que le soir apprivoise

      Se traînant sans courage sur la piste des peurs.

 

     Il s’accroche aux lumières de sombres bistrots

     A grand coup de bouteille écrasant son cafard

        Sur le zinc déglingué d’un amical comptoir

         Avant de s’affaler au fond des caniveaux.

 

       Bien sur il connaît des moments de faiblesse

      Où le doute implacable lui fait perdre sa route

  Mais quelque soit le prix, il veut vivre coûte que coûte

   Des passions éthérées loin de vos belles promesses.

 

    Le chercheur de bonheur a le cœur très sensible

     Mais il garde son cap, quelque soit le naufrage

     Et pour l’assaut final, il arme forces et courage

    Pour viser à coup sûr,  en plein cœur de la cible.

 

                    ©  Marc  ROULLIER

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Silence

 

Nous avons échangé des mots pleins de silence.

Si nous avons parlé, nous ne nous sommes rien dit.

Nous avons entamé notre valse, quelle chance !

On tourne en rond sans cesse et on est étourdi.

 

On a soigneusement évité les écueils.

On reste dans la rade, on redoute les vents.

On quitte la maison, mais on reste sur le seuil,

On ne s’éloigne pas. On se montre prudent.

 

 

Les mots, on le sait bien, sont tranchants comme la lame.

On sort de leur étui les mêmes bien élimés.

Pourtant, contre le malheur, sur la page, comme des armes

Ce sont eux qui souvent viennent me protéger.

 

Je connais les dangers dont tous, ils nous menacent.

Mais je n’ai rien trouvé d’autre pour les remplacer.

Ces mots pleins de silence nous laissent tous de glace.

Je sors. J’ai besoin d’air. Je suis frigorifiée.

 

     © Brigitte  BEAUDIN

 

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J’ai retrouvé

ici et là

des mots ainsi jetés

recherchant l’harmonie d’un poème.

 

Une encre bleue en quête de vérité.

Remplir sa vie

entre le doute et l’assurance

les mots du poète

se murmurent,

se respirent

car ils sont le reflet de son âme.

 

Là où l’horizon

se perd avec le ciel

il sent frémir la terre

et la fragilité du vent.

 

J’ai retrouvé

sur une feuille jaunie

les silences du poète

entrant ainsi

dans le lyrisme de ses mots.

 

     © Danielle  RISSE

 

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Au delà des repères


Plus rien n’est fixe,

Tout est flottant.

 

Les temps seront quand les temps furent.

 

La vie en quinconce, en zigzag,

Suspendue au fil invisible

Comme une libellule

Au-dessus de l’étang.

 

Les jours mélangés, confondus,

Hier je serai, demain je fus.

 

Evoluée, involuée

L’existence autour de son axe,

A la fois soleil et trou noir.

 

Tout est flottant,

Plus rien n’est fixe.

 

Les temps furent quand les temps seront.

 

     © Luce Péclard 

 

 

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              La  déportation

 

Dès que tu t'en iras, pressée par l'au-revoir,

Paupières affalant leur étourdissement ;

Sitôt tourné le dos, sans plus te décevoir,

Je suspendrai la nuit à ses frémissements.

 

Quand tu seras là-bas, si lointaine, si terne

Qu'aucun tain de miroir ne pourra réfléchir,

Entendras-tu pousser ce grain que l'on materne

Autant qu'un nouveau-né et que la dent déchire ?

 

Dès que tu t'en iras vers ce vague périple,

Sans l'once d'un poids mort au fond de tes bagages,

Réservant à mes maux des contusions multiples,

J'irai prendre le pouls d'un ciel qui se dégage.

 

Quand tu seras là-bas, sur ce grand mur de Chine,

Mongolie dédaignant trop sa riziculture,

Entendras-tu gémir aux pliures d'échines

La terre retournée comme une sépulture ?

 

Dès que tu t'en iras, huis à jamais fermés,

J'irai me recueillir sur le seuil d'une porte

Où des graines de moi n'arrivant à germer

Ont affamé ton corps pour que tu le déportes.

 

     © Serge Éveno

 

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      Odyssée

 

La vague a déferlé comme une gerbe d’or

Et la perle irisée au creux du coquillage

Quitta l’écrin de nacre et suivit son sillage

Mais le sable vermeil la voit frémir encor

 

Un regard a trouvé son miroir dans tes yeux

Et ton âme rêveuse en quête de partance

Prit un nouvel essor à cet appel intense

Et puis s’en fut cueillir l’amour au fons des cieux

 

La muse a soulevé son voile diapré

Le songe doucement s’est posé sur sa lèvre

Afin que d’un baiser elle apaise ta fièvre

Et que s’éveille en toi l’Autre enfin révélé.

 

      ©  Joëlle di SANGRO

 

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Louange à toi, pensée !

 

 

Lumière étincelant au sein de l’Univers,

Permets-moi de t’offrir ce modeste poème,

Aussi sincère et pur, qu’à l’Être que l’on aime,

On déclare un Amour sans tâche ni revers.

 

Tu es sœur de l’Esprit, née pour la transcendance.

Orfèvre génial de la création,

Tes généreux projets aident à l’option

Des meilleurs carrefours desservant l’abondance !

 

En France tu conquis l’utile Liberté,

L’Egalité des Droits et la Fraternité ;

Ainsi, as-tu atteint les sommets de la Gloire.

 

En chaque Nation, des essais de Partage

Ont trop ensanglanté ses pages de l’Histoire…

Offre à Toutes la Paix en constant Héritage !

 

 

     © Louis FONTAS

 

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J'écris, je crie

 
Se dessine l'encre bleue dans un calme absolu

Les phrases forment des noeuds sur le doux papier nu…

 

J'écris

Anonymes et secrètes là dansent les lignes

En guise de lettre de mon humeur chagrine…

 

Je crie

Cascade de larmes déguisées en virgules

En message de charme où ma prose jugule…

 

J'écris

Un roman passager dont je suis la victime

Biographe indiscret de nos amours infimes…

 

Je crie

Ma pensée se défoule en mes paroles absentes

Et de ces rimes coulent un flot de déferlantes…

 

J'écris

Complicité des pages à qui je peux confier

Mes espoirs les moins sages mais aussi mes regrets…

 

Je crie

Cachés derrière les mots tu sauras deviner

Les sens les plus beaux mais jamais dévoilés…

 

J'écris

Perdues sont soulignées deux ou trois allusions

Audace crayonnée à ta seule intention…

 

Je crie

J'écris à l'encre bleue des maux qui sont décris

Mais tout ça est un jeu pour colorier l'ennui.

 

     © Jean-Michel de Cauville

 

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Le dormeur du bal     

 

C’est un gai caboulot où chante une rengaine

Allumant follement dans les yeux des lampions

D’amour ; ou les couples enlacés que la musique égrenne

Valsent ; c’est un petit bal qui mousse de jupons

 

Un clochard, vétuste, lippe, molle, front chenu

Et le menton piquant dans un jabot sans teint

Pionce ; il est assis là sur un banc, saugrenu,

Seul, devant sa bière au panache incertain

 

Les pieds dans les mégots, il pionce ; souriant comme

Sourirait un gamin : aux anges, il fait un somme.

Musette, berce bien gentiment ses vieux rêves

 

Les flons, flons ne font plus trémousser sa gambette 

Il dort dans les néons la main sur sa canette

Bourré, il a deux bulles roses au coin des lèvres.

 

     © Pierre  Eyrignoux

                                                         
 

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Le rêve charpenté

 

                                                      Les amants chantent un air d’antan

                                                     Pour se souvenir des rives du fleuve

                                                     Les amants sont seuls au monde

                                                     Dorénavant ils feront le vœu

                                                     De se retrouver l’été suivant

                                                    Avec une romance d’espérance

                                                    Comme ils sont dévoués au ciel

                                                     Bleu irisé dans le temps de l’éternité

 

                                                     Ils retourneront au village ancien

                                                     Dormir dans la maison

                                                     Ils voudront consolider

                                                     Le rêve charpenté de la construction

                                                     Plus solide que les poutres pleines

 

                                                    © Marie-Odile Bodenheimer

 

 

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  La nuit

 

 Etincelles, lueurs magiques

Des étoiles sur la voûte céleste

Fondent dans la nuit… et

Enveloppent mon âme.

 

Un cri qui s’éteint

Dans la paix des profondeurs :

Une chouette…ou quelque hibou

Me sort de mes songes.

 

Un oiseau de nuit

Frôle mon visage,

Fait passer en moi un frisson

Venu du mystère du temps.

 

Le bruissement d’une feuille

Me ramène à l’évidence :

Autour de moi la vie

Continue ostensiblement .

 

La lune veille.

Plongé dans le repos,

Rassuré, je me laisse aller

Dans le silence régénérateur.

 

Isolé du monde,

Du bruit des humains,

Je me retrouve

Face au vivant subtil.

 

Ma tête s’emplit

De merveilles,

Sur mon tapis d’herbe

Je vogue dans l’univers.

 

    © Serge  Lapisse

 

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Rêve d'automne      

                Le bouleau du jardin pleure des larmes d'or
                sur le tendre velours humide de rosée
                du gazon que constelle un superbe trésor,
                riche et céleste manne à tes pueds déposée.
                C'est un don merveilleux qui tombe sur la terre:
                admire dans tes mains tout cet or que tu cueilles,
                imagine tout ce que tu peux en faire !
                Mais, poète ingénu, ce ne sont que des feuilles !
               D'humbles feuilles tombant de l'arbre qui frissonne, 
               arrachées par le vent et craquant sous tes pas.
               C'est le don merveilleux que nous offre l'automne,
               avant qu'un vieux balai ne les ait mises en tas !

    © Jacqueline Bloncourt-Herselin

 

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Fin septembre

 

En ce jour estival, m'en allant promener,
Sur les bords de la Seine, le hasard m'a menée.
J'ai vu des papillons, dans un vol titubant
Et puis des pâquerettes qui poussaient près du banc. 

La famille canard, barbotait loin des pierres ;
Le mur disparaissait sous la poussée du lierre.
Les saules, aux long bras, dansaient avec la brise ;
Oubliés la fatigue, les soucis et la crise…

Des poissons devinés faisaient des ronds dans l'eau…
J'ai salué, ravie, les quelques matelots
Dont les lourdes péniches laissaient, sur leur passage,
Un remous clapotant, un énorme sillage.

Le soleil généreux. L'onde grasse, mutine…
Un instant j'ai songé que, me sachant chagrine,
Du jour au lendemain, seulement pour me plaire
L'automne était parti en emportant l'hiver.


                                     © Nina Padilha

 

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Babylone

J'ai appris à rêver de toi comme on rêve du mystère de Babylone
Gravir des collines et sentir le vent
Dans tes cheveux si lointains mais si proches des miens
Mêlés de confusion tendre.
 
J'ai appris à être suspendue à tes lèvres
Comme j'imagine les jardins
Perdue dans leurs filaments qui pleurent sur la jetée des infinis.
 
J'ai appris à t'apprivoiser dans une illusion qui me convient
Les couleurs des feuillages se confondaient à ton visage
J'ai voulu tout connaître mais le mystère est réapparu
La beauté de ce moment fut une absence étrange
Irréelle, sensuelle, perdue
Et tant de choses à découvrir.
 
Les trésors que j'ai toujours cherchés en toi
Se sont finalement évanouis dans un matin brumeux
Où je m'imaginais courir avec toi
Dans la lueur secondaire des voilages drapés
Que formaient la mystérieuse cité.
 
Rappelle-moi mon amour tous les voeux
Que nous faisions autrefois ensemble.

 

© Frédérique Cussatlegras-Adbellaloui

 

 

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Vos poèmes sur internet*2*
 

 

 

 

 

 

 

 

 


Par Armel - Publié dans : Annonce
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Lundi 22 août 2011 1 22 /08 /Août /2011 09:50

 

Vos poèmes sur internet *2*

 

 

 

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      La Société des Poètes Français

met à la disposition de ses membres

à jour de leur cotisation

un espace sur internet pour publier vos poèmes.

 *
nous ouvrons sur notre site une rubrique " pages blanches "

à l'intention de nos auteurs SPF.

Envoyez nous un texte de votre choix que nous ferons paraître,

   vos textes envoyés seront soumis au Comité de la SPF

pour acceptation de parution

 

*

 

* Envoyer par messagerie (uniquement) 2 poèmes,

taille 12, en Times, texte centré,

le Comité sélectionnera  les poèmes devant être publiés et est seul juge,

les poèmes doivent tenir sur une feuille A4 au recto seulement

pour l'instant un seul poème est accepté en parution


envoyer à :  spf.jfdussottier@orange.fr

*

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Le jour où le Bon Dieu s’était fâché…

 

La terre était devenue eau,

Les îles avaient caché leurs montagnes,

Le soleil avait déménagé : le nord était devenu le sud, le sud était devenu nord

La pluie se faisait inondation,

Les forêts étaient  rabougries. Les animaux n’étaient plus sauvages. Ils ne tuaient plus pour vivre…

Les saisons ne savaient plus où elles en étaient. On aurait dit qu’elles étaient ensorcelées…

 

Les continents tremblaient en vomissant du feu et des pierres.

Les glaciers languissaient avant de disparaître dans les abîmes des fonds marins.

Les poissons s’ennuyaient entre eux, à force d’être si peu nombreux.

 

Il n’y avait plus personne pour regarder les couchers de soleils qui décidèrent de ne plus se coucher…

Il n’y avait plus de levée du jour car la nuit ne tombait plus…

Les hommes  ne dormaient plus, ils ne mangeaient plus, ne parlaient plus, ne riaient plus, ne vivaient plus.

On m’a dit qu’ils attendaient de mourir mais le temps lui-même ne passait plus !

 

Qu’avaient-ils fait, les hommes, pour que le Bon Dieu soit si fâché ?

 

©  Marie GAGNON

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En vie

 

Juste un rai de lumière pour décorer la pièce

Les meubles sont partis laissant leur trace au sol.

Déjà c’est le passé qui imprime son haleine

La porte entrebâillée ne masque plus l’ennui.

 

Celle qui fût un temps prisonnière d’un mal

Est sortie du chaos grâce à sa volonté,

Son envie de lutter contre cette existence

Cloîtrée dans le silence de la putréfaction.

 

Là voilà renaissante sur la piste sonore

Qui anime la ville et rythme son courant

Elle se fond dans la masse et redevient poisson

Retournant à la mer après avoir pondu.

 

Ceux qui la croyaient perdue parlent de miracle

Elle qui n’a jamais crû aux pouvoirs d’un divin

Et pour ses quelques proches qui n’ont jamais douté

Elle assure qu’elle va bien, évoque ses projets.

 

Il est des épisodes qui nous laissent songeurs

Sur leur réalité ou leur manque de crédit

L’important c’est qu’une femme condamnée par la vie

Ait trouvé l’énergie pour construire un demain.

 

©  Philippe NICOLAS

 

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Déluge

écho d'orage au tain de l'étang
en suspens /
tremblement des feuillages sur
celadon /
vibrisses des flammes d'argent à l'horizon/
les gouttes cristallisent le fil du
temps /

entre les aiguilles dressées sur l'événement /
les jupes de pluie dès la taille des buissons /
les coulées perlées au moulin des floraisons /
collerettes aux moissons d'étoiles au firmament /

autour du tronc les rames brassent les saisons /
du haut du mât oú pivotent rayons et feuilles /
l'haleine du vent sur les fraîches
pousses s'effeuille /

l'imperceptible murmure brode
festons/
aux gondoles des frondaisons doublées calquées /
entre d'ultimes sons de  l'alerte passée .

 

©  Claude Felgerolles

 

 

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Qui marche dans le soir

quand le silence et l’ombre

se marient et que sombrent

les heures ?

Qui parle dans le noir

aux fantômes qui sans bruit

se glissent le long des murs

et errent sous la pluie

à la recherche d’un abri

ou d’une porte

pour sortir enfin de la nuit ?

Qui vois-je au crépuscule

venir à moi les bras ouverts

le regard froid et bien plus pâle

que la face de la lune ?

Ô mon âme ! c’est toi qui viens

qui viens à moi !

La face froide de la lune

Ô mon âme c’est bien toi.


                                                  ©  Chantal Godé-Victor 

 

 

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                                  Quand tu entends

                             Les lignes de mes mots

                                        Se briser

                           A l’Est des sources vives

                                Ne me protège pas

                       De la tyrannie du moi-poète !

                            Je saurai comme toi

                            Maintenir mon désir

                                       Allumé

                          Pour traverser le désert

                          Jusqu’au dépaysement

                              De moi- même !

                           Si un jour les dunes

                              Viennent à moi

                             Bras accueillants

                                Me saluant

                                M’enlaçant

                      Je t’appellerai pour goûter

                           A l’instant séparant

                        L’éveil de l’enivrement

                           Du grain de sable

                           Au grain de peau

                             Rien qu’un pas

                      Sur un tapis de velours

                        Que je déroulerai

                          Devant ton âme

                          Sans me presser !


                                               ©  Maria Zaki

 

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Les mots se sont tus

 

Lorsque je serai vieux et que tu seras vieille

Devant la cheminée consumant ses tisons

Partageant notre vie entre siège et sommeil

Nous nous tiendrons la main unissant nos frissons.

 

Nos yeux seront fixés sur la flamme nouvelle

Qui donne au bois mort des élans, des soupirs

Nous entendrons frileux la dernière étincelle

Nous dire qu’il est temps maintenant de partir.

 

Devant la cheminée nos yeux se sont fermés

Nos âmes envolées délaissent nos corps nus

La cendre a remplacé le bois qui est brûlé

Le temps s’est arrêté et les mots se sont tus.

 

 

  ©  Chibani 

 

 

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Le clocher

 

Il se dresse fièrement, dominant le village

Et tout comme le phare, il est point de repaire

Les villageois confiants, lui adressent prières

Tout en s’abandonnant à sa présence sage.

 

Il est là rassurant, rythmant la vie terrienne

Chacun tourné vers lui pour les tâches quotidiennes,

S’en remet aux bruits clairs de ses cloches musicales

Qui rappellent aux fidèles, devoir dominical.

 

Si les cloches ponctuent le labeur de chaque jour,

Accompagnent chaque geste par quelques sons d’amour,

Elles appellent à la joie le bonheur d’une union

De la même façon, pour quelques communions.

 

Marquent aussi le chagrin d’une disparition

En teintant de tristesse le chant du carillon.

Et en cas de danger, elles sonnent le tocsin

En invitant chacun à resserrer les liens.

 

C’est ainsi, la vie passe sous la douce musique

De cloches bienfaitrices nichées dans le clocher.

Se dégage de ce lieu rassurant et mystique

Tout un charme prenant porteur d’éternité.

 

    ©  Patrick Angonin

 

 

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Hommage à nos aînés.
 
Où vas-tu ? Que fais-tu ? Je te regarde vivre.
Je te retrouve enfin ! Serais-tu mon miroir ?
Tu cherches le bonheur. Est-il au coeur d'un livre ?
Parchemin de l'oubli, sors le de ton tiroir !
 
Poème romantique, un rien peut me séduire.
Je reste dans ton siècle et dans ton univers.
Avec quelques quatrains, je me laisse conduire.
J'utilise la rime au bout de chaque vers.
 
Pour certains éditeurs, je ne suis pas moderne.
Ils recherchent toujours comme un style nouveau.
Pour Toi j'ai du respect même si je suis terne.
J'écris avec le coeur sans avoir le niveau.
 
Je m'adresse à quelqu'un, Toi : Rimbaud ou Verlaine
Peut-être Baudelaire ... ou pour cet inconnu ...
L'âme des disparus - ô jamais n'est vilaine -
La Muse de toujours : triomphe mis à nu !
©  Pierre Lenormand

 

 

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Par Armel - Publié dans : poèmes
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Lundi 22 août 2011 1 22 /08 /Août /2011 09:00

INFO

 

 

 

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Par Armel
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Jeudi 28 avril 2011 4 28 /04 /Avr /2011 08:54

Comité actuel de la SPF

(octobre 2011)

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